Credit, Credit Bank, Credit Auto


 

Démocratie sans frontière
Site d'opinions politiques démocrates. Soutient François Bayrou.

  • Papillon : 23 : 32 chapitres, 3 lettres, "entre nous"
    Résultat, qui peut le lire ? ben euh ... pour me donner une bonne raison de le parcourir, je rédige un papillon.

    Florence a commencé le 3 juin avec 6 billets, le premier relate une distribution de roses oranges, un autre est un préambule : "J'ai trente-deux ans, je suis bayrouiste depuis un an seulement et pourtant je crois l'être depuis ma toute petite enfance".

    Le lendemain 4 juin, le chapitrage commence : " 'Quand les montagnes d'ici vous prennent, elles vous gardent', m'avait-on dit quand je suis arrivée. Je ne souhaite plus rien d'autre."

    Le chapitre 1 continue le mercredi 6 : "C'est en janvier dernier que j'ai décidé de m'engager pour soutenir la campagne de François Bayrou. C'était devenu une évidence, l'on ne peut pas se plaindre de la manière dont le pays est gouverné, de ceux qui nous gouvernent et ne jamais rien faire pour que cela change, parce qu'en réalité cela nous arrange que les autres agissent à notre place. J'appartiens à une génération de trentenaires qui a appris très tôt le "chacun pour soi". (...) Un jour: plus personne pour être représentant des parents d'élèves (il faudra que je vous raconte comment j'ai été tirée au sort), bientôt plus de délégués de classe. Pendant des années (...) j'ai repoussé l'échéance, en me disant que l'occasion se présenterait plus tard. J'ai  eu un enfant, puis un autre, encore un autre...enfin, enceinte du cinquième, je me suis décidée. C'est difficile de s'engager, je le comprends, c'est se mettre sur le dos une terrible responsabilité, c'est accepter l'idée que l'on peut changer quelque chose."

    Le Samedi, chapitre 3 : "Je me suis engagée pour suivre François Bayrou parce qu'il m'a redonné confiance. Je pensais presque momifiées nos valeurs républicaines, dont on ne parlait plus." Florence parle de l'école et de l'égalité des chances, et le lendemain du travail. Elle y reviendra le 7 juillet, face aux résultats du Bac : Florence se souvient : "J'ai corrigé (...) l'épreuve de français des BTS industriels: on corrige les copies sur place après avoir pris connaissance des moyennes atteintes l'année précédente (si un paquet s'en écarte trop, il faut le reprendre). Avant qu'on ne commence, un collègue rappelle à tout hasard que les entreprises se plaignent de recruter des techniciens supérieurs incapables de faire des phrases intelligibles et auxquels elles ne peuvent confier la rédaction d'un rapport..."

    Le lundi 11 juin, c'est déjà une fin : "Hier, c'était le premier tour des élections législatives. Le MoDem a subi de nombreux échecs au plan national, celui qui me touche le plus est celui de Patrick Mignola dans notre troisième circonscription (...). Je me rappelle l'avoir entendu dire lors de notre première réunion de campagne (...) que « le rôle du député n'était pas de défendre le pouvoir devant le peuple mais le peuple devant le pouvoir ». Il y a peu de chances pour que les députés de la nouvelle assemblée puissent jouer ce rôle. Qui le jouera alors?" Lundi 18 juin, la correction à gauche lors du second tour ne console guère Florence : "Il m'a fallu des années pour comprendre que je n'étais ni de gauche, ni de droite, un vilain petit canard en somme, avide de trouver d'autres vilains petits canards."

    Dès le vendredi 15 juin, Florence prenait le cap des municipales : "Je souhaite que le MoDem ait des élus locaux. Mais à quel point faudra-t-il que je m'implique personnellement? Aujourd'hui, le choix n'est pas si facile." ; le lundi 18, les amarres étaient larguées : "... que vous songiez à figurer sur une liste MoDem (un projet est en train de voir le jour) ou que vous ayez des idées à faire entendre. Toute aide sera bienvenue."

    Le lundi 25, le Modem est défini comme "force nouvelle" : "Le MoDem n'est pas uniquement nouveau, c'est aussi un héritage humaniste qui fait de l'homme, et non de l'argent, la valeur principale (...). Parfois il faut retourner aux fondements de notre société. Les démocrates savent que la démocratie est fragile, soumise à de nombreuses tentations (...). Il ne s'agit pas de renoncer à la représentativité (...). Il s'agit de veiller à ce que le peuple soit représenté. Le MoDem offre aux citoyens une chance de reprendre en mains la politique".

    Le 29 juin, une section est créée : "Nous avons fêté la naissance officielle d'une section MoDem en Maurienne (...). Nous avons en commun le souci de bien faire, d'être à l'écoute et au service de nos concitoyens pour faire exister un projet municipal. Nous avons déjà une salle de réunion et une permanence qui sont aussi la salle de jeux de mes enfants et notre chambre d'amis." Et l'idée de sonder leurs concitoyens.

    Le 2 juillet, Florence est de mauvaise humeur : elle espérait rencontrer François Bayrou le 9 juillet, il s'avère qu'elle ne pourra guère que l'applaudir (et même : ce sera plein, pas moyen de s'asseoir ni d'entendre). Si elle n'a pas osé aborder François Bayrou le 9, elle lui écrit le 12 une première lettre ouverte, avec sa reconnaissance.

    Le 9 juillet aussi, Florence évoque les limites d'une action militante, inévitablement conflictuelle - comment gérer pacifiquement la concurrence politique ? En juillet, Florence s'inquiète dans plusieurs billets des querelles de positionnement - gauche, droite, nouveau centre ... ; elle écrit ainsi le 27 juillet au sujet de la façon de fonctionner du PS local : "si cela doit se pratiquer un jour au sein du MoDem, ce sera sans moi". Mais ce qu'elle semble redouter plus encore, le 17, c'est un conflit de générations. Et le 18, elle se méfie de "l'info qu'on nous donne" : "Quelle importance a la réalité des faits contre la certitude de faire de l'audience? J'adore Figaro, non, Figaro (pas le Figaro!), le personnage de Beaumarchais qui en plein XVIIIe siècle s'attaque à la manière dont le pouvoir monarchique utilise la censure pour faire taire les mécontentements."

    Le 19 juillet, Florence revient sur son engagement, avec un titre qui sonne comme un encouragement : "comment s'engager ?" : "J'avais d'abord contacté l'équipe de campagne de François Bayrou par l'intermédiaire du site www.bayrou.fr pour apporter mon soutien. Mais, comme je souhaitais participer concrètement à la campagne, un mail de réponse m'a orientée vers la fédération de l'UDF Savoie. J'avais bien réfléchi, il me semble, j'étais sûre de ce que je faisais, suffisamment enthousiaste pour que mon mari ait envie de me suivre dans cet engagement. (...) Je me sentais un peu mal à l'aise, avec en tête l'idée que j'arrivais en pleine campagne, alors que les sondages étaient en hausse pour Bayrou, bref un peu après la bataille. (...) Si j'avais des inquiétudes quant à la manière dont nous serions accueillis, elles étaient totalement infondées (...)
    Je me suis engagée pour François Bayrou, après l'avoir écouté, l'av